Les Nations unies définissent la violence à l'égard des femmes comme tout acte de violence fondé sur le sexe qui entraîne ou risque d'entraîner un préjudice physique, psychologique ou sexuel, y compris les menaces, la coercition ou la privation de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. La violence fondée sur le genre, y compris la traite à des fins d'exploitation sexuelle, viole les droits des femmes et des filles, entrave le développement et constitue un affront à l'humanité.La traite des êtres humains est explicitement mentionnée dans le cadre de l'élimination de toutes les formes de violence à l'égard des femmes et des filles dans tous les contextes, et bien que la directive 2011/36/UE et d'autres instruments européens ne classent pas la traite des êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle comme un crime de violence fondée sur le genre, ils reconnaissent le lien entre les deux phénomènes et la pertinence d'une approche fondée sur le genre.